31/03/2006

Trio mixte

 

Quand on part en vacances avec deux membres de la gent masculine, il faut renoncer à :

-         trouver la planche des toilettes abaissée

-         trouver son essuie encore sec après leur passage à la douche (le concept de « l’essuie c’est personnel » étant typiquement féminin)

-         aller chercher à poil les fringues oubliées dans la garde-robe

-         finir une soirée sobre

-         faire une virée shopping digne de ce nom

-         se voir approchée par un membre de leur catégorie (vu qu’il y en a déjà deux autour, ils se disent que la fille est forcément avec l’un d’eux et c’est cuit)

Et il faut s’attendre à :

-         s’entendre dire qu’on passe trop de temps dans la salle-de-bains (moi ???)

-         entrer dans la chambre alors qu’ils en sont sortis à poil pour prendre les fringues oubliées dans la garde-robe

-         s’asseoir à la terrasse de chaque bar rencontré sur notre route (l’hominidé est un être assoiffé, sic)

-         visiter toutes les distilleries de rhum que compte l’île

-         se voir reprocher de faire fuir les filles (les blondes alors : si je suis avec l’un, il en reste forcément au moins un de libre !)

-         les entendre parler de cul tous les quarts d’heure (ils font un effort : il paraît qu’ils y pensent toutes les 3 min)

les voir porter nos sacs et valises, tenir la porte, nous demander si on a soif, faim, pipi,…et à se marrer tout le temps !

09:42 Écrit par La F | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

28/03/2006

Raaaaaaaaaaaaaah !

Merde !

J’en ai marre que ces @lfkhgfl !!%jdgfj de gkhfg%fh**@ de bordel de lgjfkg ## de nom de djû de m*$$jgfdj@ critiquent mon boulot comme si j’étais une incapable et comme si eux y connaissaient quelque chose.

J’en ai marre de voir mon travail soumis à l’opprobre de gens d’en haut, d’à gauche ou d’à droite, qui sous prétexte que… oh puis merde, sfkjgf##%*sjgf de zut dekjd**jfg#@@ddk de p**$khd#@jff !!!!

Ah mais !

16:34 Écrit par La F | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Précarité annoncée

 

Aux JT français, ils me gavent.

Avec leur fâcheuse tendance à présenter les réactions estudiantines contre le CPE de manière dichotomique riches qui font grève (pour s’amuser)/pauvres qui paient leurs études eux-mêmes et qui voudraient bien bosser non mais des fois.

Parce que c’est un peu facile.

Et beaucoup pas vrai.

Que faire passer les manifs pour des caprices d’enfants gâtés qui ne veulent pas la super chance qu’on leur donne de trouver un boulot (minable, dans des conditions de merde).

Le traitement médiatique du sujet prend un tour subjectif et partisan qui ne me plaît pas (ouf que ce soit si flagrant que ça se voie sans peine).

Comme l’a si bien dit un jeune « riche », c’est pas parce qu’il n’est pas dans le besoin qu’il est insensible au manque d’humanisme ambiant. Et lui, justement, peut se permettre de s’engager pour ceux qui n’en ont pas les moyens.

 

J’avoue que je comprends mal la réaction de ces jeunes qui, sous prétexte qu’ils ne peuvent pas s’offrir le ratage d’une année, acceptent par leur passivité de s’engager, une fois le diplôme en poche, dans une pseudo carrière ô combien fragile. La défense d’une vie professionnelle digne vaut bien un an gâché… (et l’année n’est pas foutue). Une jeune fille déclarait qu’elle préfèrerait un CPE ou n’importe quoi plutôt que le chômage… N’est-ce pas le danger ? Je suis persuadée qu’il ne vaut pas mieux « n’importe quoi » que le chômage, au contraire. Mais enseigne-t-on encore les valeurs humanistes, dans ces écoles où l’on entend de plus en plus des propos inquiétants tels que « nous formons des jeunes en collaboration avec les entreprises pour une meilleure adéquation entre l’offre et la demande » ? (ndlr : jusqu’où aller dans cette approche où c’est le patronat qui fixe les critères, les compétences que les jeunes doivent avoir pour espérer l’embauche ? Et la formation morale, dans tout ça ? Respect, partage, esprit critique… Pas trop hein, ça forge la révolution, tout ça…)

 

Pourquoi les djeûnes accepteraient-ils le CPE ? Ca va leur apporter quoi, un contrat de 2 ans où ils peuvent voler dehors sans raison du jour au lendemain ?

-         de vivre la peur au ventre

-         de croire qu’il vaut mieux fermer leur gueule et courber l’échine durant 2 ans

-         de risquer de voler dehors quand même au bout des 2 ans pour que le patron en prenne un autre dans les mêmes (fort avantageuses pour lui) conditions au lieu d’embaucher le 1er pour de vrai

-         d’habiter chez leurs parents ad vitam (ben ouais, quelle banque va leur accorder un prêt hypothécaire ? Quel proprio va leur signer un bail ? Comment vont-ils décrocher le prêt auto indispensable pour se rendre au travail ?)

Et, au-delà de ça, de vivre comme d’éternels ados, car incapables de s’assumer financièrement donc de prendre un véritable envol, pourtant salutaire à l’âge (de plus en plus avancé) où ils finissent leurs études. Des adultes bridés dans leur vie sociale (pas de fiestas dignes de ce nom, les parents dorment au-dessus ; pas de vie en couple ni d’enfants à moins d’acheter une ferme au carré pour caser toute la smala dans un espace de vie respirable ; pas de projet perso « tu ne devrais pas faire ça » ; pas de réalisation de soi « si j’étais toi, je ne ferais pas ça comme ça », etc.)

Combien de temps, avant le pétage de plomb collectif de toute une génération ? Les conséquences psycho-sociologiques de la précarisation grandissante des jeunes à moyen et long termes ne sont pas à prendre à la légère…

09:16 Écrit par La F | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |