20/03/2006

De l’utilité de savoir conduire…

Ca fait bizarre, parce que quand on la regarde comme ça, on ne voit rien.

C’est en-dessous que ça se passe.

 

Y’a un bruit de casseroles, comme si je m’étais mariée (mouhahahahahahaouiiiiiiiiiiiiiiiiiin) et qu’on en avait accroché derrière. Plus inquiétant : le voyant d’huile s’allume tout le temps.

Conclusion après ce petit tour du quartier : je ne reprends pas la route, Titine Chérie n’a pas supporté le choc.

 

J’appelle l’assureur, qui me dit qu’il n’a pas de dossier à mon nom. J’insiste, il cherche mieux, il trouve. Et m’informe que c’est pas lui qui s’occupe du remorquage mais l’autre assureur, celui d’avant que-je-suis-encore-chez-lui-6-mois-vu-qu’on-peut-pas-partir-comme-ça pour la RC.

 

J’appelle l’assureur d’avant qui dit qu’il n’a pas de dossier à mon nom. Non plus ?

(NB : le dimanche n’est pas un bon jour pour appeler son assureur)

Il cherche mieux, trouve et m’envoie une dépanneuse.

 

Après un œil sur le siège arrière, je juge préférable de laisser à ma bloggopote les 3 kits à Cuba Libre qu’on a reçus hier pour nous remercier de notre consommation de ladite boisson. Le plantage n’est pas dû à ça, mais je trouve que ça ne fait pas très sérieux. Vlà la dépanneuse.

 

J’ai l’impression qu’on monte Titine Chérie sur un corbillard. Pour un peu, je pleurerais. Dépôt devant le sweethome vu que le garage est fermé et que, de toute façon, le dépanneur ne veut pas me déposer chez moi s’il n’y dépose pas aussi l’auto.

 

Rappel à l’assureur d’avant le lundi, pour une autre dépanneuse, et à celui de maintenant vu que ce béotien n’a pas pris la peine de notifier ma déclaration de sinistre, vu qu’il m’a renvoyé auprès de l’assureur d’avant.

 

Ca m’énerve.

 

Le dépanneur arrive avec une bonne 1/2h de retard et je suis gelée dans la voiture immobilisée. Il a de la chance d’être mignon, sinon j’aurais râlé.

 

Arrivée au garage, où l’ambiance est électrique pour cause de sous-effectif. Une vieille fille (oui, moi aussi je le suis, mais j’ai pas de longs cheveux brunasses reliés en tresse tyrolienne ni un pull bariolé norvégien beige, blanc, rose, rouge et vert qui ne sied pas à mon évidente surcharge pondérale losangesque) est en train de remonter aux sources de l’achat de sa voiture pour expliquer qu’elle ne démarre plus. Le type va voir et, comme elle a manifestement envie de parler, je me farcis en direct facial son visage bouffi me débitant à grande vitesse la même histoire, dont je me fous comme de mon 1er string.

Puis le type revient et se prend la tête avec mon dépanneur pour une question de vérification d’auto avant le déchargement. On a cru qu’ils allaient se battre. Tous les employés présents se sont arrêtés de parler pour ne rien manquer de la scène.

 

J’explique mon cas. Le dépanneur veut rester avec moi pour s’assurer que j’aurais bien mon auto de remplacement mais je lui dit que ça va. Je suis con : j’avais l’occaz’ de le garder un peu plus près de moi… mais c’est vraiment  pas le moment. Bon.

 

Le type et des collègues montent Titine Chérie sur le pont pour lui ausculter le ventre. Diagnostic : carter enfoncé dans la résille, axe directionnel touché et, comme vous avez roulé sans huile Madame, le moteur est peut-être mort.

Oups… Réflexe de fille : tant qu’elle roule, c’est que ça va, non ???? Ben non…

 

Petite prière païenne pour remercier d’avoir guidé mes pas vers l’omnium et retour sur la scène du drame.

 

Je suis toujours là, ben oui : j’attends l’auto de remplacement.

Le type bricole dans l’ordi et m’annonce sans me regarder qu’il n’y en a aucune de disponible avant vendredi.

Silence : j’attends qu’il me présente une solution.

Ou je suis sourde, ou il ne dit rien !

Je lance un hasardeux « … et ??? »

Ben y’en a plus.

Ah.

Et un vélo ???

Il se marre, se décoince et du coup, me dit qu’il faut que je m’adresse à l’assureur pour obtenir une auto en leasing jusqu’à vendredi.

 

Je ne quitte pas le garage pour contacter l’assureur. Qui me dit évidemment que c’est le garage qui doit se débrouiller pour me fournir l’auto.

Je sors hurler à la lune dehors, puis je reviens et j’explique.

Le type me dit que s’il comprend bien c’est à eux de se démerder (ndlr : ouiiiiiiiiiii !!!!) et appelle un autre type.

J’abandonne Titine Chérie à son sort et on part enfin vers la société de leasing. J’ai l’impression de la trahir.

 

Là aussi, c’est pénurie. Leur reste un modèle monospace.

Avantage : c’est top confort !

Inconvénient : c’est E-NOOOOOOOOOOOR-ME !

 

Je quitte l’endroit avec mon paquebot sur roues en chantant « Love boaaaaaaaaaaaaaat ». Je dois renoncer à me garer dans la rue adjacente à l’Usine : c’est trop étroit, je prends la moitié de la chaussée !!!

 

Heureusement, la navigation sera de courte durée : on me sonne pour m’annoncer qu’un autre véhicule « plus adapté » est libre (ça veut dire quoi, « plus adapté » ???) et je me retrouve dans une cahuète où mes genoux touchent le volant. Marre.

09:52 Écrit par La F | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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