26/01/2006

L’alcool tue

Toute ivresse n’est pas bonne à vivre.

Et la sienne particulièrement pas.

Il boit.

De longue date. Depuis que je suis née, je crois.

J’avais déjà abordé le sujet avec lui, mais le terrain a toujours été glissant.

Soit il niait, soit il reconnaissait en partie, minimisait, plaisantait, s’en sortait par une pirouette de Comediante à la Romain Didier.

 

Mais là, on a atteint la phase critique.

Il boit de plus en plus. De plus en plus souvent.

Devant ses collègues.

Devant moi.

Et ça le rend con. Et ça lui fait faire des trucs pas classe. Et ça le rend agressif. Et ça le rend grossier.

Et moi, j’en peux plus, de sa connerie, de son manque de classe, de son agressivité, de sa grossièreté.

Quand je n’en suis pas, je tremble à imaginer dans quel état il doit être.

Quand j’en suis, je compte inconsciemment les verres.

C’est lui qui boit et c’est moi qui en suis malade.

 

Samedi, 17h. L’aura pas le temps de passer me dire bonjour comme il l’aurait voulu, retenu par des impératifs et parce qu’il sort, le soir. Qu’il dit par sms.

Une image de lui en état d’ébriété me passe devant les yeux. Renvoi de sms. Pas gentil certes. Mais prémonitoire. « Je sais que je ne serai pas là pour le voir mais essaie d’éviter de finir ivre, de tenir ton rang pour une fois, de ne pas te donner en spectacle ».

Réaction d’orgueil. « C’est la dernière fois que tu m’envoie ce genre de message ».

Ben oui, c’est pas la 1e fois que je commente son comportement en état d’ivresse. Ici j’œuvre utile : je le dis avant.

Je lui réponds donc que c’est pas pour être méchante, que c’est pour son bien et qu’il le sait. Que toutefois, s’il préfère le prendre de haut plutôt que de faire des efforts… Silence radio.

Je rentre à 1h. Mes doigts me démangent. C’est pas mes oignons, mais…

Envoi d’un sms. « Je me demande si t’es encore dehors, toi qui disait que tu ne ferais pas d’excès ».

C’est à 2h qu’il me répond. « T’es où ? »

« Ben dans mon lit ». (NDLR : non mais franchement, à cette heure-là, où veut-il que je sois ???)

« J’arrive ».

Très drôle.

« J’arrive ».

« Hein ? Pour du vrai ??? » (NDLR : mon dieu, c’est qu’il est plein !!!!… je veux voir… ma curiosité me perdra) « Ok ».

J’enfile un peignoir sur ma nudité et me donne un coup de brosse pour reprendre forme humaine. Je passe la case maquillage, j’ai vraiment pas envie et, s’il voit trouble, il se rendra compte de rien.

On frappe, j’ouvre et… tombe nez à nez avec un pote à lui.

J’ose à peine imaginer ce qu’il découvre de mon anatomie alors que je referme précipitamment la porte en m’offusquant.

Lui, jamais ivre à trop avoir du vivre avec, propose de s’en aller (NDLR : super idée).

L’autre râle, parle décidément trop fort à mon goût sur le pas de ma porte, stagne à l’entrée en invitant son pote à rester (et mon avis à moi, on me le demande pas ????). Alex-le-Chat profite de la confusion générale pour tenter une sortie vers le milieu très hostile de la rue, je l’arrête de justesse.

Et là, l’autre dit que je suis chiante. Deux foix. Il part en free style sur la fait qu’il vient pour me faire plaisir et que moi, je suis chiante, toujours au moins trois tons trop fort à mon goût.

La pestilence de son haleine m’agresse autant que ses propos et je lui suggère de partir tout de suite, s’il m’insulte.

Il me fait répéter avant de partir tel un Prince (déchu), le menton haut et le pas décidé.

Bonne nuit aussi.

18:07 Écrit par La F | Lien permanent | Commentaires (16) |  Facebook |

24/01/2006

Incivilités du quotidien, ou pourquoi on a envie de foutre un coup de boule aux gens

 

 

Je quitte la Capitale avec ma belle auto toute neuve et pour une fois, j’ai de la chance : c’est vert tout au long du boulevard.

C'était y'a un mois.

Heureusement que l’un des deux imbéciles qui traversent au rouge avec une nonchalance provocante portait un jogging blanc, sinon je faisais un strike.

Comme ils n’ont pas bien l’air de se rendre compte que je suis là malgré ma voiture toute allumée et le bruit du coup de freins (sûrement à cause de la visière de la casquette et du MP3 vissé dans les oreilles), je les aveugle d’un appel de phares.

Et de me prendre un flot de grossièretés avé les doigts en l’air pour figurer des « yo » visuels.

Deux claques, oui !

Sauf que vu leur stature bâtie au Super menu Bigmac/ frites / coca / sundae et leur tronche pas tibulaire mais presque, je vais m’abstenir.

 

Mais je m’insurge (à l’intérieur-de-moi-même) contre ces individus fort mal élevés qui peuplent nos villes, revendiquant un tas de choses dont une impunité totale, exigent de notre part un respect inconditionnel et se croyant tout permis au mépris de toute règle sociétale, qu’on n’a pourtant pas émise pour faire chier les gens mais bien pour arriver à vivre ensemble en se gênant un minimum.

Bref, ils exigent de nous ce dont ils sont incapables en retour et crient sans cesse à leurs droits en oubliant qu’ils ont, en contrepartie, des devoirs.

 

Ce genre de petit con m’énerve. C’est à cause d’individus comme eux que des gens deviennent racistes et votent mal, que le grand public catégorise les gens, que la haine s’installe.

Oubliant que c’est pas une question d’origine ethnique mais d’attitude. Que le problème n’est pas de type raciste mais de genre socio-économico-culturel.

Bref, qu’aujourd’hui, toute une fange de la population manque d’éducation.

 

La faute aux parents ?

A la société qui n’offre plus ni espoir, ni modèle, ni idéal ?

 

Ou au modèle genre américain d’argent facile, de la toute-puissance des gens nantis, à l’idée qu’il ne faut plus faire d’effort pour arriver à quelque chose mais que tout est dû et facilement accessible pour peu qu’on soit débrouillard et pas trop pointilleux sur la légalité ?

 

En tout cas, même moi, ça commence à me déranger, à me peser, etc. J’en ai marre de me faire insulter pour rien, de ne pas oser stationner dans telle ou telle rue, de changer de trottoir quand 5 pas tibulaires arrivent en rang frontal, etc.

 

Mais j’avoue que je n’ai pas de solution. Du moins pas à mon niveau et à court terme. C’est toute l’organisation sociétale qui est à revoir. Une politique socio-culturelle sur 20 ans.

En attendant, j’ose pas leur répondre ni réclamer qu’on me laisse assez d’air pour respirer à côté d’eux. Or je suis tout à fait contre le fait de ne rien dire. Parce que c’est leur donner raison.

Mais que faire ?

11:38 Écrit par La F | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

23/01/2006

Apprenez que tout flatteur...

Un truc qui fascine Alex-le-chat, c’est la salle-de-bains. Allez savoir pourquoi : les chats détestent l’eau !

 

Ce qui ne l’empêche pas de faire le tour de la baignoire pendant qu’elle se remplit et de se coucher sur la place assise, voire de se vautrer dans le lavabo pendant que je me démaquille(jusqu’à ce que je rince).

 

Autre jeu super marrant : arpenter le bord du lavabo en en faisant choir tous les accessoires dont je suis en train de me servir.

 

Là, pour le coup, il est assis sur le bord et se frotte la tête à mon peignoir. Puis il pose les deux pattes avant sur ma poitrine (couverte, j’ai le peignoir ndlr) et se blottit en ronronnant. Séquence câlin.

 

Pfft, comment voulez-vous que je lui en veuille pour la destruction en règle de mes pots pourris et l’anéantissement des rubans de cadeaux de Nowel ???

 

Mais tu ne m’auras pas, vil flatteur : on t’opère jeudi, on t’opère jeudi : tu terrorises Maggie : je ne reviendrai pas là-dessus !!!

13:12 Écrit par La F | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |