24/01/2006

Incivilités du quotidien, ou pourquoi on a envie de foutre un coup de boule aux gens

 

 

Je quitte la Capitale avec ma belle auto toute neuve et pour une fois, j’ai de la chance : c’est vert tout au long du boulevard.

C'était y'a un mois.

Heureusement que l’un des deux imbéciles qui traversent au rouge avec une nonchalance provocante portait un jogging blanc, sinon je faisais un strike.

Comme ils n’ont pas bien l’air de se rendre compte que je suis là malgré ma voiture toute allumée et le bruit du coup de freins (sûrement à cause de la visière de la casquette et du MP3 vissé dans les oreilles), je les aveugle d’un appel de phares.

Et de me prendre un flot de grossièretés avé les doigts en l’air pour figurer des « yo » visuels.

Deux claques, oui !

Sauf que vu leur stature bâtie au Super menu Bigmac/ frites / coca / sundae et leur tronche pas tibulaire mais presque, je vais m’abstenir.

 

Mais je m’insurge (à l’intérieur-de-moi-même) contre ces individus fort mal élevés qui peuplent nos villes, revendiquant un tas de choses dont une impunité totale, exigent de notre part un respect inconditionnel et se croyant tout permis au mépris de toute règle sociétale, qu’on n’a pourtant pas émise pour faire chier les gens mais bien pour arriver à vivre ensemble en se gênant un minimum.

Bref, ils exigent de nous ce dont ils sont incapables en retour et crient sans cesse à leurs droits en oubliant qu’ils ont, en contrepartie, des devoirs.

 

Ce genre de petit con m’énerve. C’est à cause d’individus comme eux que des gens deviennent racistes et votent mal, que le grand public catégorise les gens, que la haine s’installe.

Oubliant que c’est pas une question d’origine ethnique mais d’attitude. Que le problème n’est pas de type raciste mais de genre socio-économico-culturel.

Bref, qu’aujourd’hui, toute une fange de la population manque d’éducation.

 

La faute aux parents ?

A la société qui n’offre plus ni espoir, ni modèle, ni idéal ?

 

Ou au modèle genre américain d’argent facile, de la toute-puissance des gens nantis, à l’idée qu’il ne faut plus faire d’effort pour arriver à quelque chose mais que tout est dû et facilement accessible pour peu qu’on soit débrouillard et pas trop pointilleux sur la légalité ?

 

En tout cas, même moi, ça commence à me déranger, à me peser, etc. J’en ai marre de me faire insulter pour rien, de ne pas oser stationner dans telle ou telle rue, de changer de trottoir quand 5 pas tibulaires arrivent en rang frontal, etc.

 

Mais j’avoue que je n’ai pas de solution. Du moins pas à mon niveau et à court terme. C’est toute l’organisation sociétale qui est à revoir. Une politique socio-culturelle sur 20 ans.

En attendant, j’ose pas leur répondre ni réclamer qu’on me laisse assez d’air pour respirer à côté d’eux. Or je suis tout à fait contre le fait de ne rien dire. Parce que c’est leur donner raison.

Mais que faire ?

11:38 Écrit par La F | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

Commentaires

D'accord avec toi Que dire de plus ! Je suis parfaitement d'accord avec ton analyse.
Moi, le manque de respect est ce que j'ai le plus de mal à accepter :
- tu tiens la porte dans le métro à quelqu'un mais il ne remercie pas, alors tu te promets qu'à la prochaine porte, tu la lui mets dans la figure (mais tu es bien élevé, donc tu ne le fais pas)
- tu te promènes dans la rue quand il pleut. Et là, il y a un auvent et tu vas pour passer dessous histoire de te mettre un peu à l'abri, mais une grand-mère, parapluie ouvert, a eu la même réaction (oui, sauf qu'elle, elle a un parapluie), t'obligeant ainsi à rester sous la pluie !!
J'en passe et des meilleures !! Ce sont des petits riens mais qui ont le don d'agacer prodigieusement !!

Quant au fait de dire que ta colère provient du fait que tu ne dises rien, je partage complètement cet avis. Ce qui fait le plus mal dans ces conditions, c'est effectivement de se rendre compte que l'on n'a pas eu l'audace ou le courage de réagir... mais comme toi, parfois, je renâcle un peu à l'idée de me faire planter pour si peu !!!!!

Pour finir, je me rappelle une fois d'un reportage de TF1 en France sur la violence montante. Un jeune beur était interviewé sur les raisons de sa violence. La réponse était double :
- mon père, quand il est arrivé en France, la jouait Low profile, regardait ses pompes, était bien poli, même quand les choses ne lui plaisaient pas... et il se faisait marcher sur la gueule ! Moi, on me regarde de travers et je casse la gueule de la personne. Donc, personne ne me méprise.
- oui je suis adepte de la violence mais j'ai un message à faire passer. Et croyez vous que si je n'avais pas été violent, j'aurais eu droit à 30 secondes d'interview pour l'exprimer au JT de 20h de TF1 ?

Que veux tu répondre à cela ?

Écrit par : Cityzen | 24/01/2006

*** Là où il se trompe, c'est qu'il croit qu'on le méprise pas. On le craint, oui, mais on le respecte pas. Qu'il ait un jour un genou à terre pour une raison ou l'autre, et il s'en trouvera 50 pour l'achever.
Pour l'impact médiatique, par contre, c'est clair que les médias feraient aussi bien de nous montrer des exemples positifs. Ils le font, mais dans des émissions de reportage, pas au JT, audience différente, efficacité relative, donc.

Écrit par : La Fée Carambole | 25/01/2006

... Fondamentalement, je ne le trouve pas moins ou plus incivique que le beauf qui me fait des queues de poissons parce que je dépasse à 130 sur la bande du milieu, la mémé chien qui fait chier son clebs à 30 m d'un canisite ou des ducons qui roulent à 70km/h dans la zone 30 devant l'école de mes lardons...

Aah l'humanité...

Écrit par : HL | 26/01/2006

*** HL : tout à fait d'accord ! Une fois, une mémé... enfin, je raconterai ça dans un prochain post !! Lol

Écrit par : La Fée Carambole | 26/01/2006

cc c a chié !!!

Écrit par : adrien | 19/04/2007

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