02/12/2005

Live de l'année

Ca faisait un bon deux ans que je ne l’avais pas vu, aussi gardais-je jalousement ma place de concert au creux de mon agenda, trépignant d’impatience.

 

C’est sur scène que je l’avais rencontré, sans rien en connaître, au cours d’un festival, et on était tous restés babas devant l’énergie dégagée par le groupe, qui avait décoiffé jusqu’au dernier chauve du chapiteau. C’est pas comme Ghinzu l’année suivante au même endroit, qui… Enfin bon, je ne vais pas médire sur ce groupe, je l’ai déjà fait…

 

Là, nouvel album – que je m’étais procuré pour ma traditionnelle semaine d’immersion-pré-concert et tournée internationale. Y’a pas que nous qui aimons, apparemment.

 

J’y vais quand même seule, mais c’est surtout parce qu’il vient plus près, et que comme je suis la seule blonde-de-l’intérieur, j’étais la seule à pas le savoir. No comment.

 

J’ai un mal fou à garer ma cahouète dans cette p*** de Capitale où rien (de gratuit) n’est prévu pour les automobilissss’. Après ¼ d’h de tournicotis et de coursage d’aut’z’autos pour arriver prem’s à l’espace vide qui est en fait une entrée de garage, je découvre un trou de souris où j’arrive juste à me glisser en touchant rien qu’un peu la bagnole de derrière, qui s’en fout vu que c’est un char d’assaut-à-parabuffle-intégré. Cahouète n’a rien. Ouf !

 

J’arrive rien qu’un peu en retard pour le groupe de 1e partie dont le chanteur m’émeut beaucoup parce que quelqu’un que j’ai bien connu devait ressembler à ça quand il faisait la même chose au même endroit, 10 ans plus tôt. J’aime pas les émotions submergeantes nostalgiques. Déprime aggravée par es textes désabusés sur la vie de couple et les relations hommes-femmes qui ne sont pas toujours ce qu’on en a rêvé. Bah…

 

Courte entracte avant l’arrivée du groupe aimé. Les gens se pressent aux 1ers rangs alors qu’il ne me paraît pas utile de s’étouffer ainsi mutuellement. Je change d’avis à l’arrivée invasive d’un groupe de trublions juste dans mon trou respiratoire. Le petit nerveux dit « et voilà ! » (t’en foutrais, moâ !!!) et le grand dit « ouais mais on va se prendre des claques ». de fait, s’il était pas si grand, lui en collerait une. IL a la délicatesse de ne pas se planter juste devant moi une fois qu’il a vu mon air pas content. Merci. Mais le répit est de courte durée : une gamine genre 18-20 ans, toute filiforme, et son copain viennent se coller à moi de l’autre côté. Apparemment, ils ne connaissent ni savon ni déo. Comment peut-on être si petite et mince et sentir si mauvais ??? Pouah !

 

Le concert est sensas’, je ne suis vraiment pas déçue - si ce n’est qu’il n’a pas programmé la chanson sur la fille et le gars qui attendent un enfant et dont le point de vue sur la question diverge fort, que j’adore parce que j’en ai connu, des couples comme ça… - mais la chaleur monte et la fille d’à côté se trémousse toujours plus fort, je suffoque, au secouuuuuuuuuuuuuuurs !

 

Je termine au bord de l’asphyxie et, pour un peu, je voudrais que le groupe abrège le rappel, ce qui ne me ressemble pas, mais alors là pas du tout.

 

Je m’enfuis littéralement respirer l’air frais et sain (arf !) du boulevard… pour constater avec horreur que le ciel a profité qu’on soit tous distraits avec Jéronimo pour neiger comme un malade. Avec mes semelles en vynil lisse et le vent puissant, je surfe plus que je ne marche sur le trottoir. Je traverse même le boulevard à l’insu de mon plein gré, impuissante à lutter contre les intempéries. 1h30 pour regagner le sweethome : les gens n’avancent plus dès que le mercure passe sous 5°C, alors qu’il gelait même pas. M’en fous : j’ai remis le CD pour prolonger le plaisir. C’était vraiment « the » live de l’année, ex æquo avec le Kaizer’s Orchestra. Sauf que j’ai plus de mal avec les textes en norvégien.

09:41 Écrit par La F | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

Commentaires

... 1°/ Gentille avec les capitales si tu veux bien.
2°/ Tu n'es pas du genre à être victime de l'équipe de basketteurs estoniens qui se font leur premier concert de l'année et qui choissise de se mettre juste devant toi de la premère à la dernière seconde du set ?

Écrit par : HL | 02/12/2005

Geants Ah ah. Les géants suédois ou norvegiens qui viennet squatter devant nous, pauvres petites êtres...
J'ai véu ça au concert d'INTERPOL au Zenith (ca ne ressemble surement pas à Geronimo), ils sont tous grands ces suédois ! Meme la fille (mais c'est déja plus interessant là !).
De l'avantage des salles comme l'Olympia (en pente)...

Bien à toi

Écrit par : eric | 02/12/2005

Tu as besoin de gardes du corps ? ;))) J'ai des cousins qui conviendraient : mais le problème sera de se débarrasser d'eux après ;))

A bientôt. ;)

Écrit par : Ubu | 03/12/2005

hihi J'y étais aussi^^ Mais promis, cétait pas moi la filiforme puante :p

Pour cause, génée par les envahisseurs qui se sentent obligés de pogoter sur un style musical qui pourtant, je trouve, n'invite pas au pogo, j'ai préféré suivre le concert tout près de la console ;-) Au moins, j 'avais de la place :p

Bonne continuation

A++

Écrit par : LeelooEiko | 07/12/2005

*** Leiloo : c'est toujours bizarre de se dire qu'on a croisé des bloggeurs dans la vraie vie, j'aime bien ça, moâ... C'est vrai, d'habitude je suis assez "près de la console" moi aussi, mais bon, là, j'ai craqué...

Écrit par : La Fée Carambole | 08/12/2005

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