28/06/2005

L’arroseur arrosé

Encore une facture au nom de l’ancienne proprio.

C’est vrai que ça ne fait jamais que deux ans que j’habite là, mouarf ! Les rouages de l’administration des eaux sont rouillés… quoi de plus logique… avec toute cette eau…

Y’en a marre quand même alors je téléphone.

Pour la 10e fois.

Et je réexplique à une personne différente (mais ils sont combien, là-dedans ???) qu’il n’y a plus de n°+A ni de n°+B, que c’est une seule maison (depuis 8 ans…) Donc qu’il n’y a plus qu’un compteur d’eau qui serve, que l’autre oui, il est bien là mais il est scellé.

 

Donc qu’il faut :

Arrêter d’envoyer des courriers chez moi au nom de l’ex-proprio

Arrêter de réclamer l’index de ce p*** de compteur : ça risque pas que j’arrive à prendre de l’eau par son biais

Venir me l’enlever vu que ça fait 10 fois que je le demande, par courrrier, fax, courriel et autre pigeon voyageur

 

Et c’est qu’elle le prend mal, la blonde du téléphone (elle est FORCEMENT blonde pour débiter les conneries et autres poncifs auxquels j’ai eu droit, je le sens, je le sais). Elle se prend d’un coup tout mon mécontentement accumulé lors des précédentes tentatives d’actualisation de mon dossier. Coup de poing verbal dans sa sale tronche de blonde. P***, ça fait un bien !

 

La gifle la réveille et elle semble enfin prendre mon cas au sérieux. Elle prend note (ça, les autres aussi ont juré l’avoir fait) et fait suivre. Elle m’enverra un courrier pour que j’introduise une demande officielle de fermeture (la 4e…), mais elle le fera quand même au nom de l’ex proprio vu que c’est le nom qui correspond au compteur dans son dossier.

Je lui suggère habilement de remplacer plutôt le nom dans le dossier. Mais on ne change pas une équipe qui gagne…

 

Trois jours plus tard, j’accuse réception de la précieuse missive. Que je m’empresse de remplir et que je porte moi-même-en-personne-direk-laïve dans le boîte aux lettres de l’institution pour qu’ils ne me racontent pas une fois de plus que rien ne leur est arrivé.

 

Une semaine plus tard, nouveau pli. Toujours au nom de l’ancienne proprio (comprennent pas vite). Une facture. Ils me réclament des sous pour l’abonnement du compteur-qui-ne-sert-pas-et-que-je-veux-même-pas-vu-qu’il-m’empêche-de-fermer-un-tiroir-de-la-cuisine.

J’hallucine.

09:06 Écrit par La F | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

27/06/2005

Ravagée

A quoi j'ai vu que je suis rentrée bourrée samedi ?
 
Ai rangé soigneusement mes lentilles dans leur étui sans mettre de liquide désinfectant dedans.
 
Elles avaient pas plus bel air que moâ, ce matin...

09:38 Écrit par La F | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

23/06/2005

Marshmallow

Affalée dans le fauteuil, je sens mes cuisses se répendre jusque dans les interstices des accoudoirs d'abord, puis la matière se désolidarise pour les dépasser et, liquides, mes cuissens coulent sur le sol pour former une petite rigole vers la porte.
Mes bras pendouillant sur les accoudoirs font de même.
Mon cerveau s'est fait la malle depuis belle lurette.
Mon corps coule, je ne suis plus que liquide.
Le ruisseau d'eau vers la sortie grossit, grossit, jusqu'à devenir rivière puis fleuve qui, avec la pression, projette les portes contre les murs, à grand fracas.
Je ruisselle dans la rue, et même si ça monte, mon liquide prend la direction du sweet home...
 
Oups, pour un peu, m'endormirais sur mon PC, moâ... encore me réveiller avec "azerty" gravé sur le front...
P*** mais qu'est-ce que je fous dans ce bureau suffocant alors qu'il fait si frais chez moi ???

14:13 Écrit par La F | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |