25/04/2005

Carambole et les abeilles

Suis gelée dans la salle-de-bains, refuge au demeurant chaleureux, savonneux et embué par les vapeurs d’eau chaude. Putain de printemps qui se fait attendre plus encore que de coutume ! J’enfile un peignoir et entame la fouille systématique du dressing pour trouver réponse à cette question existentielle d’une importance extrême : que mettre pour sortir ce soir ???

 

Dedans, chaleur, promiscuité et sensation d’étouffement. Dehors, froid persistant et petite bruine insidieuse. (Penser à se sécher les cheveux « nature » et éviter de perdre son temps en un brushing aussi fastidieux qu’inutile. Mdr… j’aime pô la pluie… j’aime pô friser…). J’opte pour un pantalon taille basse et un petit haut sans manche, mais pas décolleté et en laine. Psychologiquement, la laine, ça réchauffe, même sans les manches ! Gilet de sauvetage en laine aussi et blouson court par-dessus, ça devrait l’faire. Prête en 10 minutes, ça, ça me va !

 

J’ai hâte de retrouver S. La Pétillante, vu qu’on s’était marrées comme deux sottes la semaine passée. Depuis son retour dans le camp des célibataires, elle a la sortie qui lui démange. Comme quoi, d’un côté comme de l’autre, on n’est jamais satisfait de son état… Elle m’accueille avec le sourire et les cheveux encore en bataille, pour m’annoncer que les autres ont une fois de plus déclaré forfait, y compris son copain rencontré la semaine passée, qui bosse. Tant mieux : il lui avait déjà demandé mon n° de tél. et je suis très mal à l’aise quand je retrouve des gens dont je sais que je leur plais…

 

On s’élance à l’assaut des intempéries et on atterrit sur la place, où une fête fort arrosée bat son plein, comme les gens qui s’y trouvent (ndlr : pleins ! Et prêts à se rentrer dedans au moindre regard de travers vu l’esprit échauffé par l’abus de boissons alcoolisées). On laisse bien vite à leurs occupations cette belle jeunesse fortement imbibée car sur la place depuis la sortie des écoles, pour rallier l’un de nos repaires favoris.

 

C’était compter sans l’intervention musclée des GI locaux, leurs ABL et le reste sur le bar, à rafler les cartes d’identités pour les rendre une par une à leur propriétaire, à l’appel de leur nom. Ce doit être une nouvelle idée de la cellule comm’ de notre riante cité pour favoriser les contacts conviviaux : une jolie fille, un beau garçon repéré(e), mais vous n’osez l’aborder pour lui demander son prénom ? La police locale s’en occupe pour vous ! Mouarf…

 

On refait un tour de marché sans envie de se poser quelque part tant les tronches sont patibulaires, ce soir. Retour à la case départ, dont l’agitation a disparu en même temps que les fourgonnettes blanches et les chiens anti-drogue. On a quand même vu dans une rue adjacente des gens s’échanger des petits sachets suspects en toute impunité pendant que les GI jouaient les gros bras à 10m… efficace, l’intervention,…

On ne se moque pas des forces de l’ordre, ok, ok…

 

On se commande un verre et on devise, en se regardant comme deux lesbiennes : c’est pas tant qu’on se plaise, mais on ne sait pas où poser les yeux… à chaque fois, y’a un type pour soutenir notre regard, façon beau ( !!!) ténébreux ou sourire béat, selon le style. J’adooooooooore ! Et ça n’arrêtera pas de la soirée. Bousculades avec mains en point d’appui dûment choisi, abords frontaux avec techniques éculées… on vivra même le plus grand tripotage de toute notre histoire en tentant un tour de bar destiné à fuir un lourd-collant. Vu que je suis plus grande et plus large qu’elle, S. m’a laissé le soin d’ouvrir le passage… J’en ai encore un haut-le-cœur, rien qu’à repenser à tous ces sourires pervers, ces haleines trop proches, ces mains sur mes hanches, juste entre la fin du top en laine et le début du pantalon taille basse, à même la peau… Pouah beûrk !

 

On s’enfuit de misère avant notre couvre-feu mental, oscillant entre fous-rires et dégoût. Je me suis douchée, en rentrant, pour me débarrasser des stigmates du désir malsain de tous ces inconnus en mal de femelle. Jamais plus on ne sort sans garde du corps, JAMAIS ! (Penser à se faire plein d’amis masculins et sans arrières-pensées d’ici vendredi prochain…)

 

 

Cherche :

 

EUNUQUE

 

Pour escorte vendredis et samedis soirs

 

Ecrire à la Fée Carambole

14:41 Écrit par La F | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

Commentaires

Ah, ma bonne dame, de mon temps... Chère Carambole,
Ici, je ne peux pas te donner de tuyau, si ce n'est d'aller ailleurs voir si l'herbe est plus verte!
Autrefois, j'étais dans l'autre camp (celui des hommes) et puis, je crois que les fêtes étaient moins arrosées (vu les prix pratiqués)...
Mets ton armure médiévale et frappes avec ton goedendag tout garçon qui approche à moins de cinq mètres... ;) ;) ;)
Amitiés.

Écrit par : Armand | 25/04/2005

*-* héhéhé..me quand j'ouvre le chemin, bizarement ya jamais personne qui me tripote !! ;)

Écrit par : scottish | 25/04/2005

pffffff Moi je demanderai pas mieux qui ai de jolies demoiselles qui me tripotent!! mais çà n'arrive jamais :( Et comme c'est pas moi qui ferait le premier pas...

Écrit par : ... | 25/04/2005

... Je sais pas si tu as vu mais il en parlaient justement "dans le poste" de cette super intervention de police.

Écrit par : HL | 26/04/2005

ok pour l'escorte me proposerais bien pour le job.
C'est vrai, avec le nombre de fois ou on m'a dit que j'avais pas de couilles, ca doit compter comme, non?

PS: Les boissons sont elles payées pdt le service?

Écrit par : Barbatruc | 26/04/2005

Les commentaires sont fermés.