12/04/2005

Et Dieu créa la Femme

On restera donc amis.

 

Mon étonnement dubitatif smsèssien quant à l’annonce du fait qu’il était marié et enceint, enfin son épouse je veux dire, a donné lieu à une petite discussion débouchant sur cette solution alternative jugée satisfaisante pour les deux parties.

 

Je dois reconnaître que j’ai apprécié qu’il me sonne immédiatement après réception dudit smèsse pour en parler, qu’il laisse un message – je ne suis pas si matinale ! – et qu’il me rappelle plus tard de lui-même.

 

Il nie m’avoir dit qu’il était célibataire. Je suis pourtant sûre de moi ! Je m’en souviens fort bien puisque je ne le connaissais ni d’Eve ni d’Adam… et que je ne lui avait rien demandé ! Cette annonce « gratuite » et spontanée m’avait même arraché un « ‘Perd pas son temps, celui-ci… ! » de dépit. Mais passons. Admettons que j’ai mal compris ou qu’il se soit mal exprimé.

 

Bref, vu sa correction et le fait que mon smèsse ait pu faire l’effet d’une douche froide parce que je sais bien que rares sont les femmes qui prennent de telles libertés vis-à-vis d’un homme qu’elles connaissent à peine, je compte 1-1, on efface l’ardoise.

 

Il m’assure n’avoir pas eu alors l’idée d’une quelconque aventure avec moi, rien de tel, non non, mais qu’à présent, il y avait bien une petite étincelle, hein, avouons-le, nous sommes adultes (je déteste qu’on me dise « soyons adultes », ça me rappelle l’introduction à des discussions déplaisantes où je n’aurais plus le droit de faire ce dont j’avais envie ou de recommencer ce que j’avais fait, quand j’étais petite…)

 

Oui, certes. Je mentirais en le niant. Mais j’ai laissé prendre la sauce parce que je le croyais libre, sinon oulah ! je me serais encourue bien vite et bien loin ! Pas d’Homme des Bois deuxième du nom, ah non alors ! J’ai donné dans l’homme marié et le bilan, s’il recèle de moments inoubliables, comptabilise trop de périodes d’attente, de désirs inassouvis, de sentiment d’abandon, de désillusions… Donc, je préfère tirer la chasse de mon cœur pour évacuer bien vite ce trouble naissant avant que ses branches tortueuses et épineuses n’investissent ce cœur au point qu’il en déchire les chairs quand je voudrais l’en déraciner.

 

Que cela ne nous empêche pas d’aller boire un verre à l’occasion… Ben oui, ça, ça n’engage à rien !



11:37 Écrit par La F | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

Amour, toujours, pas toujours! Chère Carambole,
Certains hommes oublient facilement qu'amour est masculin au singulier et féminin au pluriel.
Aie, la gaffe. Amour au pluriel n'existe pas: au pluriel, cela s'appelle "fornication"!
Bonne journée!
P.S. Une mine inépuisable d'hommes non mariés est le conclave... A toi à les défroquer! (Je crois avoir trouvé un moyen expéditif pour être transformé en crapaud!) ;) ;)

Écrit par : Armand | 12/04/2005

Hehe j'héberge donc un crapaud !!!

Écrit par : BT | 12/04/2005

Colayne Ou là là!!!
Sous cette phrase anodine, je me suis laissé piégé des centaines de fois, alors quand on me dit avec un sourire que "ça n'engage à rien", j'ouvre doublement les yeux et je cherche l'arnaque :-)
J'aime comme tu" poses" ton récit.
Beaucoup de charme et l'oeil qui se complait à imaginer la rencontre, et tout le reste...

Écrit par : Colayne | 12/04/2005

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