26/04/2006

Mourir pour ses idées, d’accord, mais de mort lente

 

J’ai toujours considéré que tant qu’on pensait, c’était bon signe. Qu’on pouvait ne pas être d’accord, critique. Avec une préférence pour le constructif, of course.

Toutefois, des bloggopotes m’ont amenée à nuancer cet avis, que j’émettais hier encore. Voyant ce qui se disait ici, 2 d’entre eux m’ont rappelé des conversations que nous avions déjà eues à propos du caractère plus très intime des blogs, une fois qu’on parlait opinions et/ou qu’on n’était plus vraiment anonyme pour tout le monde. Des critiques perso et pas constructives, de l’autocensure.

Ils parlent en connaissance de cause puisqu’ils ont été confrontés à la question, l’un y ayant répondu par l’ouverture de plusieurs blogs dont un seul est connu de tous, l’autre par le changement d’adresse à chaque fois qu’il en a ressenti le besoin, avec public restreint et choisi.

Effectivement, le blog peut prendre davantage la forme d’un salon où l’on s’exprime à haute voix que d’un lieu privé. Sans qu’on en prenne réellement conscience. Du moins, une conscience continue. On s’habitue, on se sent chez soi, on prend des libertés. On croit, aussi, que tout le monde a intégré le concept de la même manière, que tous voient le blog comme un lieu de libre expression malgré son libre accès. Que l’auteur peut y développer ses pensées, ressentis, interrogations et certitudes en direct et comme bon lui semble.

Mais quand l’affect joue, c’est difficile à tenir. Preuve en est que j’ai reçu une volée de bois vert pour une réflexion que j’ai menée sérieusement, sans calcul ni ironie, certes au sujet d’une autre personne. Comme je l’aurais fait intérieurement. Et pas pour un post réellement méchant, caustique, sarcastique, ponctué de jugements de valeur et d’un zeste de mauvaise foi, comme j’en ai fait, qu’il renvoie à une ou des personnes connues, prises en tant que personne ou groupe représentatif.

Si je n’avais pas de malice, d’autres en ont vu. L’incompréhension, l'indignation, est inhérente au caractère public. Je reconnais à l’écrit le danger de toucher, blesser plus facilement, puisqu’on ne voit pas changer la tête de l’interlocuteur et donc qu’on ne peut pas nuancer, amender, préciser au fur et à mesure de la discussion la nature de ses pensées. Ca ne me semblait pas problématique dans la bloggosphère où on connaît tous les outils qu'on utilise.

Je suis toujours aussi convaincue que les blogs doivent être un lieu de libre expression et de libre pensée. Et si, avec mes blogoppotes, on a discuté de l'opportunité d'ouvrir d'autres espaces d'expression, je me suis dit que oui, j'étais convaincue de l'intérêt de pouvoir se confier à son journal et que non, je n'étais pas obligée de défendre cette idée contre vents et marées. Si

je remets en question la poursuite de mes pérégrinations ici, ça n’est pas à cause des critiques, auxquelles je donnerais alors trop d’importance, mais bien parce que ce blog, connu, ne me permets peut-être plus de poursuivre ce que j’y fais de la manière dont je l’entend. La réflexion sur un sujet peut difficilement se poursuivre sereinement quand tout le monde s’en mêle et mélange son affect à celui de l’auteur, lui prête des intentions qu’il n’avait pas, met en avant l’intérêt du groupe, invoque le politiquement correct, quand d'autres prennent contact par MSN mais n'osent plus commenter sur le blog pour éviter la mêlée,etc. L’auteur se voit en quelque sorte dépossédé de son libre choix et de son processus réflexif.

Or si j’assume le fait de ne pas plaire à tout le monde et de rencontrer des avis contraires, critiques, pertinents ou non, je n’assumerais pas le fait de ne plus être en accord avec moi.

J’ai déjà pensé tuer Carambole à plusieurs reprises et pour diverses raisons, ouvert d’autres blogs, pratiqué l’autocensure, privilégié les posts humoristiques à ceux touchant à l’introspection. Se retenir de tout écrire stoppe le processus de réflexion, donc on ne va pas au bout du bout. Les interventions, alors, n’apportent plus des éléments supplémentaires mais causent des vagues relationnelles dans la vie réelle. Et, puisque je cherche surtout à être en accord avec moi, je n’en ai peut-être plus besoin. Libre à moi de solliciter l’avis d’intervenants extérieurs quand j’ai besoin d’abreuver ma réflexion à d’autres sources. C’est déjà ce que je fais couramment. Le bon vieux carnet à spirales reprendra donc du service.

07:17 Écrit par La F | Lien permanent | Commentaires (21) |  Facebook |

23/04/2006

Dumb blondes

Les vacances de Pâques ont ramené leur lot de pouffes dans la salle de sport aussi sûrement que les agneaux fraîchement nés dans les prés.

 

Des grandes, des petites,

Des pas mal, des moches (aucune top biche et personne ne s'en plaindra),

Des vieilles (peaux), des jeunes banc-solairisées à l'année dont les 1e rides, précipitées par le déssèchement dû aux lampes, en font des candidates de 1e choix au titre précité,

Des grosses, des maigrichonnes flasques avec la peau qui pend parce qu'elles ont fort maigri et que si la graisse est partie, la peau (désormais inutile) reste là,

Des griffées Sport, des en T-shirt décolleté plus adapté à la balade dominicale sur la digue de Knokke, des qui n'ont pas pensé au soutien-gorge de sport et c'est dommage parce que leurs seins en prennent un fameux coup sur le run excite, etc.

 

Y'en a pour tous les goûts.

 

Mais pas toutes les couleurs : elles sont toutes blondes. Du désoxydé Monroe au châtain clair.

 

Ben ouaip' : les rousses, les brunes et les noires (plus futées, c'est comme ça : c'est génétique) elles, elles savent que le sport, ça se pratique un peu toute l'année, et pas en super-intensif durant un laps de temps court qui varie d'une semaine à deux mois en fonction de la date des prochaines vacances au soleil, de combien de tailles trop petites elles ont acheté leur maillot ou du temps qu'elles tiendront avant de s'effondrer, épuisées.

 

Je me demande s'il ne faudrait pas les mettre dans le pré avec les moutons susmentionnés, question correspondance du nombre de neurones...

 

Peinarde sur mon step, à travailler mon fessier, je regarde s'esquinter les deux pouffes en face de moi, qui ont mis la taille de marche minimale et la vitesse maximale. Et qui donnent donc des micro-poussées frénétiques conduisant tout droit à l'infar'.

Je prends les paris sur la première qui va claquer, et modifie mon appréciation à mesure que varie le rouge mauvasse de leurs joues.

 

Je me marre.

 

Comme l'année dernière, l'année d'avant et l'année encore avant, etc., cette promiscuité calorifique (et parfois calorique) ne durera que peu.

Entre les 3 pics annuels de fréquentation (la rentrée de septembre, l'après-fêtes de fin d'année et Pâques), on peut travailler correctement et à l'aise, dans la salle.

 

Abi l'été, comme disait Bonne-Maman...

19:31 Écrit par La F | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Pensée du jour

Les carderons en frigolite, c'est de la merde.

 

Signé : Miss Bricola

 

(M'apprendra à vouloir bosser le dimanche, tiens, ndlr !)

19:12 Écrit par La F | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |